Bien vivre ma première thérapie avec mon Bullet Journal

Cela fait longtemps que je me disais que voir une psy ne serait pas une mauvaise idée. J’avais l’impression de transporter de vieux démons avec moi qui avec le temps sont devenus de vieux amis. Refusant d’apparaitre comme une victime ou malheureuse, j’ai toujours foncé dans la vie sans vouloir m’apitoyer. Je suis du genre à être l’amie de confiance, toujours au petit soin de son entourage , disponible de jour comme de nuit pour les moments de détresse et qui anticipe les besoins de tout le monde. Et quand je ne m’occupe pas de mes proches, je m’occupe des autres par le biais d’activités benevoles où je me surinvestis (oui oui, pourquoi se contenter d’être simple bénévole ponctuelle, non, non, je suis du genre pro-active, membre du bureau) Et bien sur, vous ne serez pas surpris si je vous dis que je suis une workalcoholic, le genre de fille qui ne dit jamais non à ses collègues, toujours prête à développer de nouveaux projets, tellement passionnée et investie par des valeurs à défendre qu’elle s’épuise sans s’en rendre compte . Voici un résumé du parfait cocktail pour conduire à un épuisement total et se perdre totalement de vue.

En aout 2016, j’en étais arrivé au point où j’avais tellement tiré sur la corde avec mes mauvaises habitudes qu’elle a bien failli craquer sans jamais pourvoir être réparée.

Pour la première fois de ma vie,  j’avais du mal à tout gérer et j’avais l’impression d’être face à mes propres limites. J’ai ressenti une grande frustration de ne plus être capable de tout gérer (mon activité bénévole, la santé de maman, la vie au travail, l’entretien de la maison…) Tout me paraissait devenir une montagne insurmontable. Les larmes n’étaient jamais très loin.

J’ai donc pris mon bullet pour écrire pourquoi je voulais enfin consulter : Lire la suite

Decouverte du bullet journal

Quand je pars en WE, j’aime acheter ce que j’appelle un « un magazine à la con », ce qui correspond à un magazine qui me permettra de me détendre sans trop réfléchir. Je flâne dans les rayons ce jour là pour en acheter un, et mon regard est attiré par un article « 40 idées pour gagner du temps ». Allez hop c’est parti pour celui-ci.

Je démarre la lecture du fameux article ayant motivé mon achat… ah tiens, ça parle de carnet – pour une carnetophile ca commence bien – il est même dit que ce fameux bullet journal peut devenir « l’outil de notre vie » – Je commence à comprendre que je ne suis pas la seule avec ma manie de faire des to do list pour tout…

L’article me captive tellement que j’ai besoin d’en savoir un peu plus, direction google mon ami et quelle surprise de découvrir toute une communauté d’adeptes et de passionnés par l’écriture dans un carnet !  (inscription immédiate sur le groupe FB : Bullet Journal – Version français)

Ce jour là j’ai découvert que ce que je prenais pour un toc chez moi est en fait une passion et qu’il y avait même des idées pour le faire de manière créative et organisée (car jusqu’à présent ma collection de carnet c’était un peu l’anarchie)

J’ai toujours eu besoin de poser sur le papier des objectifs de vie, ça me permet d’être en accord avec qui suis je vraiment, de ne pas trop rêver ma vie mais de la vivre. Le bullet journal va me permettre de démarrer mon prochain carnet pour en faire un véritable  outil de développement personnel.

Une amie m’a offert justement un carnet à pois (un autre toc – pois pois mon pois) pour mon anniversaire, un carnet HEMA, il sera parfait pour démarrer mon premier bullet journal !

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