Bien vivre ma première thérapie avec mon Bullet Journal

Cela fait longtemps que je me disais que voir une psy ne serait pas une mauvaise idée. J’avais l’impression de transporter de vieux démons avec moi qui avec le temps sont devenus de vieux amis. Refusant d’apparaitre comme une victime ou malheureuse, j’ai toujours foncé dans la vie sans vouloir m’apitoyer. Je suis du genre à être l’amie de confiance, toujours au petit soin de son entourage , disponible de jour comme de nuit pour les moments de détresse et qui anticipe les besoins de tout le monde. Et quand je ne m’occupe pas de mes proches, je m’occupe des autres par le biais d’activités benevoles où je me surinvestis (oui oui, pourquoi se contenter d’être simple bénévole ponctuelle, non, non, je suis du genre pro-active, membre du bureau) Et bien sur, vous ne serez pas surpris si je vous dis que je suis une workalcoholic, le genre de fille qui ne dit jamais non à ses collègues, toujours prête à développer de nouveaux projets, tellement passionnée et investie par des valeurs à défendre qu’elle s’épuise sans s’en rendre compte . Voici un résumé du parfait cocktail pour conduire à un épuisement total et se perdre totalement de vue.

En aout 2016, j’en étais arrivé au point où j’avais tellement tiré sur la corde avec mes mauvaises habitudes qu’elle a bien failli craquer sans jamais pourvoir être réparée.

Pour la première fois de ma vie,  j’avais du mal à tout gérer et j’avais l’impression d’être face à mes propres limites. J’ai ressenti une grande frustration de ne plus être capable de tout gérer (mon activité bénévole, la santé de maman, la vie au travail, l’entretien de la maison…) Tout me paraissait devenir une montagne insurmontable. Les larmes n’étaient jamais très loin.

J’ai donc pris mon bullet pour écrire pourquoi je voulais enfin consulter : Lire la suite