Bien vivre ma première thérapie avec mon Bullet Journal

Cela fait longtemps que je me disais que voir une psy ne serait pas une mauvaise idée. J’avais l’impression de transporter de vieux démons avec moi qui avec le temps sont devenus de vieux amis. Refusant d’apparaitre comme une victime ou malheureuse, j’ai toujours foncé dans la vie sans vouloir m’apitoyer. Je suis du genre à être l’amie de confiance, toujours au petit soin de son entourage , disponible de jour comme de nuit pour les moments de détresse et qui anticipe les besoins de tout le monde. Et quand je ne m’occupe pas de mes proches, je m’occupe des autres par le biais d’activités benevoles où je me surinvestis (oui oui, pourquoi se contenter d’être simple bénévole ponctuelle, non, non, je suis du genre pro-active, membre du bureau) Et bien sur, vous ne serez pas surpris si je vous dis que je suis une workalcoholic, le genre de fille qui ne dit jamais non à ses collègues, toujours prête à développer de nouveaux projets, tellement passionnée et investie par des valeurs à défendre qu’elle s’épuise sans s’en rendre compte . Voici un résumé du parfait cocktail pour conduire à un épuisement total et se perdre totalement de vue.

En aout 2016, j’en étais arrivé au point où j’avais tellement tiré sur la corde avec mes mauvaises habitudes qu’elle a bien failli craquer sans jamais pourvoir être réparée.

Pour la première fois de ma vie,  j’avais du mal à tout gérer et j’avais l’impression d’être face à mes propres limites. J’ai ressenti une grande frustration de ne plus être capable de tout gérer (mon activité bénévole, la santé de maman, la vie au travail, l’entretien de la maison…) Tout me paraissait devenir une montagne insurmontable. Les larmes n’étaient jamais très loin.

J’ai donc pris mon bullet pour écrire pourquoi je voulais enfin consulter : Lire la suite

Sunset – Défi photo 3#

Le 3e défi photo du café des blogueuses porte cette fois-ci sur le thème : « AU DESSUS DE MA TÊTE « 

J’ai eu envie d’aborder ce thème en vous parlant de quelque chose que j’ai découvert en Nouvelle Calédonie, ce sont les RDV pour le Sunset – le coucher de soleil –

Je ne crois pas voir jamais fait ce genre de RDV dans le passé, mais il faut dire que la Nouvelle Caledonie s’y prête particulièrement, c’est vraiment splendide à chaque fois et on ne s’en lasse pas.

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Nous avons même un petit RDV du dimanche avec un copain, on se rend sur la Baie des Citrons (la BD pour les habitués), le lieu où se trouve la plupart des bars et resto, et surtout là où se trouvent les rares glaciers (oui moi aussi ça m’a surprise qu’il n’y en ai pas plus dans un lieu de vie où le soleil est roi), on prend notre pot de glace (je suis toujours la plus longue à me décider sur les parfums) et on s’installe sur la plage en face pour attendre que le soleil nous ouvre son spectacle. Et, si vous êtes chanceux, vous pourrez  apercevoir ce que l’on appelle le « rayon vert », il apparait au moment où le soleil est sur le point de disparaitre.

sunset-kite-surfLa chance d’habiter sur une ile c’est que le sunset peut être observé de différents points de vue. Je vous amène à présent découvrir le sunset à partir de la plage des kites surf, dite la plage du meridien (en référence à l’hôtel de prestige juste à coté), c’est une zone tres venté, lieu de prédilection pour pratiquer ce sport, et on peut ainsi voir « au-dessus de nos têtes » virevolter les ailes des kites, comme une danse de cerfs volants au-dessus de l’eau.

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Non loin de la plage de Kite se trouve the place to be dans Nouméa, le lieu de convergence de tous les noctambules : la Bodega et le Pop light. Bars sur piloti, on ne peux pas y aller sans rencontrer quelqu’un que l’on connait. Ah Nouméa, ce petit village…Parfois c’est sympathique de toujours croiser du monde, mais par moment on aimerait aussi ne pas être toujours sous le regard des autres. L’endroit où est placé la bodega est très sympa, par contre des que le lieu commence à être rempli, il ne fait pas bon vivre pour une claustrophobe comme moi. On ne m’y trouve jamais à des heures tardives. J’ai promis aux amis fêtards que je ferait une fermeture avant mon départ, cela veut dire entendre « le bouquet de violette », musique qui indique qu’il est l’heure de partir.

journee-ilot-maitreUne autre particularité de la vie ici, c’est que nous sommes entourés de petits ilots. Certains sont à l’état sauvage, on y va généralement pour y passer un WE en camping. Et il y a ceux qui sont à moins d’une demi heure de bateau de Nouméa et qui bénéficient de service de restauration, voire d’Hôtel. On y va généralement pour la journée (sauf si on s’est payé le luxe de l’hotel les pieds dans l’eau) ou lors d’une soirée branchée. Des navettes (taxi boat) font l’aller retour régulièrement pour vous y conduire. Voici donc un sunset depuis l’Ilot Maitre.

sunset-mont-venusEnfin, Nouméa est une ville avec des hauteurs qui permettent de surplomber la ville et d’avoir une autre vision du sunset. On découvre ici la vue de la baie de l’orphelinat depuis le Mont Venus. Je crois sincèrement que c’est ce type de paysage que vais regretter en partant d’ici. Ça restera un très bon souvenir.

Le Why Café

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Depuis peu je me suis lancée dans la lecture d’ouvrages sur le développement personnel, je suis en train de me constituer une bibliothèque idéale et inspirante dans ce domaine. J’ai utilisé le site Babelio pour réaliser mes recherches et j’ai découvert l’existence du « Why Cafe » de John P. Strelecky. J’ai retrouvé une référence à ce livre dans un blog que je suis depuis peu « Julie Lit au Lit« , cela a fini de me convaincre que cela en valait la peine.

Je l’ai tout de suite mis dans ma PAL (Pile à Lire), c’est un livre facile à lire, je l’ai lu au cours d’une journée bien remplie.

On peut dire que j’ai découvert ce livre au bon moment, dans une phase de ma vie où je suis en quête de sens et dans une phase de transition, « à la croisée des chemins » . Et je vous mets en garde, si ce livre vous inspire assurez-vous de le lire dans un moment de votre vie où vous êtes prêts à vous remettre en question. Lire la suite

Développer le négatif pour en tirer le positif

La nostalgie camarade

Cet article est ma participation pour le défi photo lancé par le café des blogueuses sur le thème de la nostalgie. J’avoue avoir eu du mal à trouver quelles photos j’allais utiliser car mes souvenirs sont loin du lieu où je suis expatriée. J’ai persévéré car ce thème me parle particulièrement. 
J’aime savourer les moments nostalgiques qui évoquent des souvenirs comme une madeleine de Proust, vous savez ceux qui Lire la suite

J’ai rendez vous avec moi-même

enversCe mois-ci je participe à mon premier challenge d’écriture grâce à la page FB l’envers du decor – pour en savoir plus rdv ici

Le thème choisi pour le mois d’Août est CE QU’ON AIME FAIRE QUAND ON EST SEULE.

En me penchant sur ce thème, je prend conscience que depuis que suis en couple et expatriée, je n’ai que très peu de moment où je suis seule – si on prend le mot seule dans le sens personne dans la pièce avec moi – ceci dit même lorsque nous sommes à deux, je me permets de faire ce que je pourrais faire en étant seule …quand je regarde dans le rétroviseur, je prend aussi conscience que dans mon ancienne vie de celibatante, je n’étais quasiment jamais seule…

On peut dire que je ne suis pas habituée à être seule, même si ce n’est pas quelque chose que je redoute. Un de mes principaux défauts est que je suis incapable d’appuyer sur STOP et de me dire là tu penses à toi, rien qu’à toi (non non je ne vous chante pas Femme oui femme, je te dédie ces mots….je vous l’ai mis dans la tête ?? hein avouez ? je suis diabolique…)

Dans le passé (pas si lointain…et j’ai encore quelques rechutes), je passais plus de temps à penser aux autres lorsque j’étais seule (des idées de cadeaux, des surprises, la préparation des mes activités benevoles…) qu’à ce qui pourrait me faire plaisir… sauf que dernièrement mon corps et mon esprit m’ont imposé d’apprendre à m’écouter un peu plus. J’ai trop tiré sur la corde, j’en suis arrivée aux prémices d’un état dépressif.

Grosse prise de conscience, donc coup de pied sur le frein, virage à 180, depuis quelques jours, je passe mes journées seules puisque le médecin m’a arrêtée. Petit à petit, je prend l’habitude de me créer une bulle pour m’octroyer des RDV avec moi-même comme si j’étais seule au monde. Mon homme me guide dans cet apprentissage car il a une réelle facilité à prendre du temps pour lui.

J’avoue que ce n’est pas facile, à trop vouloir aider les autres, j’ai oublié qui j’étais vraiment  … pourquoi est ce si difficile me direz-vous ?

Et bien parce qu’il me semble que pour être capable de passer du temps seule et pour soi, cela implique de savoir qui l’on est et ce que l’on aime faire pour soi. Être capable de se dire, tiens, j’ai 2h devant moi, je vais pouvoir les passer à ….

Me voila donc en ce moment en pleine retrouvailles avec moi-même, je renoue avec mes envies, je cultive le  « j’aime…donc je suis… ». Je prend du plaisir à le faire et voila ma démarche pour y remédier.

J’ai décidé de me concentrer sur mes propres envies avec l’aide de mon Bullet Journal – j’y note tout ce qui peut m’aider dans ce développement personnel. Je vous livre ici une liste à la Prévert de ce que j’aime faire quand je suis seule :

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La culture par defaut ? Ou un choix independant ?

Lorsqu’on vit sur une ile, il faut comprendre qu’on ne peut pas bénéficier de la même offre culturelle qu’une grande capitale. C’est un peu frustrant mais bon Internet est là pour ne pas perdre le fil de l’actualité. Avec mon homme, on adore se faire des sessions d’écoute de nos artistes préférés et faire des découvertes musicales (nous sommes branchés rock)

En vivant à Nouméa, j’ai découvert que les gens pouvaient s’accommoder d’une culture par défaut. Je m’explique…

Nous avons des artistes qui viennent de temps en temps se produire sur le caillou, dernièrement il y a eu le concert de Johnny Hallyday , et bien figurez-vous que beaucoup de nos amis expat ont décidé de se payer la place pour aller le voir ! Quelle surprise de découvrir dans mon entourage des motards à nuques longues refoulés !!!

Du coup, j’ai voulu en savoir plus sur ce plaisir coupable…  

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